Aucun message portant le libellé trompe-l'oeil. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé trompe-l'oeil. Afficher tous les messages

dimanche 24 juin 2007

L'Art de l'illusion - Trompe-l'oeil

Du trompe-l'oeil! Pouvez-vous le croire... Ceci est une oeuvre de John Pugh un artiste américain contemporain spécialisé dans les murales "grandeur nature". Lors de la conception, il cherche toujours à établir un équilibre entre l'architecture et son environnement, quitte à altérer le projet architectural afin de mieux intégrer l'ensemble. Plus le dessin est hyperréaliste, offrant une perspective, un aspect de profondeur, soutenu par les jeux de lumières, plus le résultat est percutant.


Francisco Borromini, architecte italien du 17e siècle, a étudié le trompe-l'oeil avec le jeu de profondeur de cette galerie du Palazzo Spada à Rome.

Ils sont nombreux les artistes du trompe-l'oeil. Ils produisent murales, tableaux, objets de toute nature, de toute grandeur, de toute finalité. Il y en a même qui ont leur propre niche, tel Emmanuele Viscuso, italien, qui, entre autres, fait des bibliothèques sur papier peint. Il vit entre Miami et l'Italie.


Ou encore Eric Grohe, qui met en valeur le patrimoine américain sur des surfaces qui autrement rendraient le quartier peu avenant. Ici, les chutes du Niagara.

APRÈS

AVANTUne québécoise, Hélène Fleury, peintre et sculpteure, fait aussi des murales très réalistes.

Il y en a qui sont très créatifs... tel Frédéric Gracia, un français, globetrotter puisqu'il exporte son talent aux quatres coins du monde!



Et d'autres, juste renversants, tel Olivier Roman, de France.







Il existe d'innombrables références pour cette technique et ses artistes sur le web. En voici une incontournable ici.

vendredi 22 juin 2007

L'Art de l'illusion - L'Origine

À l'origine, comme bien des gens, j'ai suivi des cours d'arts plastiques au primaire et au secondaire, sans plus. De mon propre chef à l'Université, j'ai opté pour un cours d'initiation au dessin en guise de crédit complémentaire. Un blocage émotif intense empêchait la libre expression du mouvement de la ligne et de la courbe. Je m'attardais tant à perfectionner la partie plutôt que le tout que je n'achevais jamais aucune esquisse, ce qui me valait multes réprimandes de la part de l'enseignant. C'était par souci du détail. C'était parce que mon esprit n'arrivait pas à surmonter la difficulté de représenter ce que je voyais tel que je le voyais. C'était aussi parce que je ne comprenais pas bien les jeux de réalité et d'illusion de la perspective. Parce que je ne comprenais pas bien les jeux de la lumière et de l'ombre. C'était surtout parce que je ne me pardonnais pas mon ignorance. Un seul cours et c'est l'univers entier qui me fut révélé sous un jour différent. Un seul cours pour mesurer ma méconnaissance mathématiques de l'espace et l'inviter à se corriger et s'approfondir. Le travail d'une vie.

Hormis quelques gribouillages et un seul dessin achevé (à votre gauche), je n'ai pas su développer mon talent de transposition artistique. Mais comprendre, concevoir et apprécier l'oeuvre ne cesse de m'apporter du plaisir. Ce que je n'arrive pas à bien maîtriser moi-même d'autres le font avec brio. D'autres suscitent l'émerveillement, l'admiration et même l'étonnement. Entre autres, ceux qui pratiquent l'ANAMORPHOSE, le TROMPE-L'OEIL et l'HYPERRÉALISME ou PHOTORÉALISME. Trois techniques de dessin apparentées. Trois techniques qui lorsqu'elles sont maîtrisées dans une même oeuvre donne des résultats renversants très près de cette perfection insaisissable pour la plupart d'entre nous.



Pourquoi préfère-je cette tendance à représenter le monde avec vraisemblance plutôt que par abstraction? Est-ce que l'abstraction me semble moins parfaite que la vraisemblance? L'abstraction ne peut duper, ni se mesurer, ni être critiquée, elle est unique, originale et individuelle. Elle est pure extrapolation et force l'attention sur son propre propos. Par contre, la vraisemblance exhume la praticalité, l'universalité. La vraisemblance reflète notre compréhension de l'Univers. Il n'y a pas de coïncidence dans le fait que les dessins les plus confondants de réalisme ont été faits par des personnes ayant un esprit férus d'arts et de sciences. Ils suscitent toute mon admiration.

Ainsi, la nécessité de résoudre des problèmes provoque parfois le besoin de développer son esprit. Le mimétisme est un moyen de défense naturel, pratique pour la survie: tel le caméléon, ou certains insectes qui, les ailes fermées ressemblent à une feuille, ou d'oiseaux qui les yeux fermés ont l'air d'avoir les yeux ouverts, etc... afin de tromper les ennemis potentiels. Le faux qui accomode le vrai. Il y a aussi d'innombrables situations où l'être humain préfère de loin s'entourer de leurres qui masquent les imperfections, qui suscitent l'ambivalence, la curiosité, qui étonnent avec ou sans motif ou bénéfice ultérieur: le maquillage. C'est un outil indispensable pour effets spéciaux des arts de la scène et du cinéma. Il y a la pratique de la magie et de l'illusion (1), du casse-tête qui épate et défie ouvertement notre entendement, et l'ordre des choses que l'on croit connaître. Un assentiment commun pour une vraisemblance réussie ou juste approximative sera suscité, peu importe les cultures, peu importe la connaissance. Comme si le sens esthétique du vrai est universellement ceint de certitude, de pureté mesurable.

À l'origine historique, les Mathématiques et l'Architecture (1). Le besoin de planifier la construction de structures et d'abris au-delà ce qui peut être fait par la mémoire seule, avec une grande précision, ou dans le but de communiquer efficacement leur vision des choses a obligé les architectes à développer des techniques de dessins sur surfaces planes. Ils ont ainsi développé des repaires pour l'observation des phénomènes et leur reproduction. Depuis, les applications sont innombrables.