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mercredi 18 juin 2008

Dédales et Galeries


Pour les gourmands de l'Art. Pour les âmes exploratrices, les coeurs voyageurs, les avides d'impressions multiples. Pour regarder de toutes les perspectives. Pour vivre des émotions. Pour le plaisir. Pour la couleur. Se perdre, passer du temps, survoler ou prêter attention aux détails. Partir et revenir. Au présent, au passé, au futur. Aucune prétention d'exhaustivité... Ceci est une invitation sans Artifices...

Ceci est un répertoire alphabétique de galeries d'Art, musées et autres sites artistiques qui vous est présenté sans tri, sans division par genre, sans donner aucune forme d'indication sur le contenu. Vous trouverez des noms qui parfois seront représentatifs et parfois pas du tout. Pour accompagner ce blog, j'ai choisi les oeuvres de Reynald Drouhin spécialisé en arts multimédias urbains. Il ose questionner la nature de notre humanité en regard de la somme des images et clichés instantanés que nous recevons des médias... Comment et par quoi se reconnaître quand on a pas le temps de voir de quoi chaque chose est faite? Le but ici est de circuler en prenant ce temps afin de faire des découvertes, certaines que l'on ne s'attend pas de faire... parce que lorsque les gens choisissent là où ils veulent aller, ils tendent à laisser de côté des choses d'une valeur insoupçonnée dont ils ignorent même l'existence. Ce que je vous offre n'est pas qu'un répertoire, mais l'occasion de vivre une expérience...



N.B. 1: J'ai pris la liberté de manipuler autrement les oeuvres de M. Drouhin... Vous découvrirez différentes facettes de son travail en cliquant sur chaque oeuvre en démonstration.

N.B. 2: Si vous connaissez des adresses incontournables, il me fera plaisir de les ajouter.

N.B. 3: Il se peut qu'il y ait quelques interférences numériques qui subsistent ici et là. L'Art évolue dans le changement. Les répertoires, pas autant.

jeudi 23 août 2007

Vacances et amusements

J'ai été témoin à la télé, bien que distraitement, d'un reportage sur les dix montagnes russes (1) les plus extrêmes au monde. Peu intéressée à payer pour avoir peur, ne recherchant pas les sensations fortes per se, mon esprit a plutôt fôlatré vers le topo de l'avènement des foires, des parcs d'amusements, des parcs à thèmes et leur histoire. Curieuse, j'ai fait une courte recherche pour en saisir les grandes lignes.

Cela part des phéniciens sous forme de marché, dit-on. Bassin d’origine des cultures romaine et grecque, on leur attribue la sophistication du langage écrit et des mathématiques qui ont favorisé le développement des échanges et des marchandages commerciaux. D'abord, il y eu de grands rendez-vous publics à fréquence donnée dans des lieux choisis. Là, se matérialisaient spontanément des marchés jusqu'à ce que l'usage régulier en fasse des quartiers d'affaires permanents. Les gens traversaient de très longues distances pour conclure des transactions, prendre des nouvelles des quatre coins du monde, retrouver de vieilles connaissances ou faire connaissance, apprendre de nouvelles techniques, posséder de nouveaux outils, partager ses récoltes et découvrir de nouvelles saveurs, relever des défis, et... s'amuser. Popularisation de la science et de la technologie (physique, chimie, mécanique - magiciens, médecine - guérisseurs et arracheurs de dents); et parallèlement foisonnement de croyances et fantaisies (discours, religieux et philosophiques, distribution d'images saintes et santons); découvertes ethnographiques (récits et artefacts d'explorateur, monstres et phénomènes - femme à barbe, nanisme, gigantisme, et autres curiosités conservée dans le formol, etc.), de la faune (zoologie) et de la flore (botanique) exotiques; évolution des arts de la scène (spectacles de danse, chansons, théâtre, magie et cirque (1, 2) - saltimbanques, jongleurs); développement du cinéma (boîtes à vue, diorama, films, vidéos, ...); ébauches de la muséologie; jeux de toutes sortes (tirs et jeux de massacres, défis et exploits, assurances, casinos, bingo et loteries); histoire criminelle et criminologie (faits divers, peines de mort, pénitences publiques, exposition des corps des criminels); ... et le développement de la prostitution par le commerce des humains, de l'esclavage (initialement la prostitution était un acte spirituel sacré accompagné d'aucun jugement pratiqué par hommes, femmes et enfants). J'allais oublier le principal: boire, manger et faire la fête!

La spécialisation de chacun de ces créneaux en unités organisationnelles et financières autonomes a provoqué un éclatement, une division de ces plaisirs. Au début, l'on semblait rechercher une stimulation plus intellectuelle que physique alors que le quotidien, exigeant physiquement, était plutôt prévisible et répétitif. Aujourd'hui, on semble chercher à vivre des sensations physiques et émotives extrêmes alors que nos vies ne manquent pas de stimuli intellectuel et de hiatus de plus en plus fréquents de la continuité de la quotidienneté. La surconsommation en tant que compensation face à la fugacité du plaisir? Ou juste une société toujours d’apparence jeune et immature, qui cache ses rides et sa sagesse comme elle cache ses vieux dans les hospices aux murs de brique? Avec tous ces paravents et ces artifices comment savoir si on existe sinon en se secouant littéralement? Hum. Serions-nous devenus moins sensibles à tous stimuli? Avons-nous perdu le sens de l'émerveillement?

Les foires, les expositions agricoles, les parcs d'amusements, les parcs à thèmes existent toujours, mais ils sont plus organisés (1, 2) que jamais, internationalement même, prenant les derniers héros médiatisés dont la mise en marché assure les entrées d’argent. Le plus vieux parc d'amusement est à Bakken au Danemark (1583). Tivoli (1), au Danemark toujours, possède les plus vieilles attractions toujours en activité (1843). Russie, Asie, Europe, Amérique du sud. Aujourd'hui, ils sont partout. Et parfois il y en a des curieux... (1, 2, ...)

Je me rappelles quand ils ont enlevé la tente des trucs étranges à l'exposition agricole de Saint-Hyacinthe (170 ans cette année!) qui a scandé les étés de mon enfance. On y trouvait tout plein de pots remplis de formol et de coups de dés de la nature. Je n’étais jamais sûre de bien voir ce que j’y voyais car c'était aussi l'époque des éclairages aux ampoules, pas aux néons encore, mais ils s'en venaient... Cette tente me faisait peur, mais je me rappelle que j'ai eu plus peur qu'il n'y ait plus de lieu pour voir ce qu'elle nous montrait. C'était particulièrement libérateur d'aller s'éclater dans un manège après avoir eu si peur sous la tente. Là, cela me paraît creux d'aller dans les manèges juste pour les manèges. Cette période de transition fut aussi l'époque où ces installations sont tombées sous le coup de la loi du bâtiment parce qu'il y avait trop d'accidents... Les prix ont augmentés, tout s'est modernisé et le plaisir, pour moi s'en est allé...

Dans le fil de mes pensées, à partir d'ici, mes souvenirs ont nettement déferlés. J’ai revu tous les points culminants des vacances passées avec mes parents : ces visites dans les foires, les parcs d'attractions, les cirques et autres endroits publics dignes de notre curiosité... Le Jardin des Merveilles (1, 2), le Jardin botanique, le Parc Belmont, le Musée de cire, le Zoo de Granby, Gaslight Village (Lake George), Storytown, Frontier Town, le Village du père Noël, Walt Disney World, Parrot Jungle, Monkey Jungle, Atlantic City's Boardwalk (1), Aquarium, Seaquarium, Ice Capades, les Harlem Globetrotters, New York's Radio City Hall, l'Expo '67, La Ronde et même Sainte-Anne-de-Beaupré et l'Oratoire St-Joseph